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Adèle blais, une artiste de coeur

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0 Comments nov 23, 2015 Non classé

Adèle Blais, une artiste peintre incroyablement généreuse qui partage son quotidien et ses relations humaines à travers ses oeuvres.

« Quand je peins, le canevas devient la scène du théâtre de ma comédie ou de ma tragédie. Je m’imprègne comme une éponge de l’histoire des acteurs, des événements de ma vie et je les dépeins à ma façon. »

Comment percevez-vous l’industrie de la culture présentement ?
L’industrie de la culture est difficile à décrire. Vendre de l’art, c’est différent de vendre des gâteaux. Il n’y a pas de moules, de modèles pré-établis qu’on peut suivre. Il y a des courants, des occasions, des rencontres. Les toiles que je fais, j’espère qu’elles vont égayer la vie des gens qui vont les acheter et qu’elles vont embellir leur maison. Il y a « de l’art » qui sort des tripes et qui ne cherche pas de public comme il y a « de l’art » conventionnel à la limite du produit commercial : l’industrie culturelle est vaste! Moi, je cherche à rejoindre les gens. Il est difficile de dire comment je me différencie de mes « compétiteurs », parce que ces gens-là sont mes amis et que nous partageons une passion commune.

Je ne les vois pas comme des gens que je dois battre. Qu’un autre artiste réussisse ne nuit pas à ma carrière…, au contraire. Que des artistes réussissent c’est bon pour tout le monde, parce que la consommation d’œuvres d’art est quelque chose qui se développe, comme le goût du café et du vin. Plus on en consomme, plus on comprend l’essence et plus on est à l’affut de ce qu’on aime. Il est certain que l’art visuel est une signature. En ce sens, ce que je fais se distingue parce qu’on reconnaît mon style et ma technique.

Son style unique, décrit par un critique new-yorkais comme du « néo pop happy », marie les couches superposées de peinture acrylique à des collages texturés, des petits bouts de textes et des lignes contour noires, donnant à ses tableaux leur signature reconnaissable.

Comment vous décrit-on comme entrepreneure ?
Je pense que les gens me trouvent «fine», facile d’accès et probablement talentueuse.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de partir en affaires ?
Je ne sais pas si ça se dit en mots; c’est un état d’être, une nature profonde, un peu comme avoir les yeux bruns: c’était moi, juste naturel, la chose à faire. J’ai essayé plein d’autres domaines, mais à chaque fois c’était l’envie, le besoin, la nécessité de communiquer par les arts visuels.

Quels sont vos modèles féminins ?

Difficile de nommer que quelques noms, j’admire les infirmières, les préposées aux bénéficiaires, la prof de mon fils, les éducatrices à la garderie de ma fille, mon amie Marie, Édith Piaf, Barbara, Oprah, Frida Gallo, Danièle Henkel. J’admire les femmes qui travaillent avec des intentions positives, qui sont dévouées engagées avec leur coeur. Elles se donnent dans leur travail pas pour avoir plus de pouvoir, mais parce que leurs bras sont grands ouverts, qu’elles travaillent dans l’échange avec l’envie de faire une petite différence.

Qu’est-ce qui vous le rend le plus fière de ce que vous avez accompli à ce jour ?
Avancer et me renouveler, apprendre de mes erreurs, progresser sur le plan technique, avoir fait des expositions un peu partout dans le monde, mais ma plus grande joie est d’être restée là, sur le plancher des vaches, dans ma vraie vie avec les miens… groundée.

À votre avis, quelles sont les qualités que les femmes entrepreneures doivent détenir pour réussir en affaires ?
Croire que tout est possible, ne pas avoir peur, faire les choses différemment, cogner à la grande porte plutôt de se mettre en ligne pour attendre de rencontrer la réceptionniste, être légèrement inconsciente et sauter en se fiant à ses instincts, accepter qu’on se trompe même si ça fait très mal et apprendre de nos erreurs.

Au niveau professionnel, où vous voyez-vous dans 5, 10 ans ?

J’aimerais être représentée dans une belle galerie au Brésil, voyager beaucoup avec mes tableaux dans le cadre d’expositions internationales, rencontrer des gens inspirants avec lesquels je peux faire des projets créatifs et être toujours aussi heureuse et reconnaissante de pouvoir faire ce métier.

Des conseils pour les entrepreneures qui se lancent?
Écouter nos instincts. C’est grâce à eux qu’on a appris à marcher, qu’on tend le bras pour arrêter une chute, qu’on réconforte un bébé qui pleure. Souvent on sait ce qu’on doit faire, mais on a été conditionné à faire ce «qu’ils» disent.

Que veut dire le mot succès pour vous ?
Hum… ce n’est pas un mot que j’utilise beaucoup, mais je dirais que le succès pour moi c’est se coucher tranquille, heureux et aimer sa vie. Être fière de ce qu’on a accompli sans que ce soit au détriment des autres.

Prenez deux minutes pour découvrir ses oeuvres au www.adeleblais.com

CRÉDIT PHOTO : Arlette Vittecoq

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