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Julia Marois, la femme derrière la lentille

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0 Comments juin 9, 2016 Non classé

Photographe et artiste à l’état brut, Julia a grandi dans une famille d’artistes. Son père est écrivain, sa mère et son beau-père sont photographes et sa belle-mère est designer graphique. Ces influences familiales ont défini en grande partie qui elle est aujourd’hui. Elle a passé sa jeunesse dans des vernissages, des shooting photos, des tournages, au théâtre et au cinéma… ça forge un œil.

Qu’est-ce qui vous a poussé à suivre ce chemin.
Je pense qu’à travers la photo, à titre de photographe, nous avons un pouvoir. Celui de montrer ce que les autres ne voient pas. De porter un regard sur l’invisible, un moment ou une émotion que seule l’image peut dévoiler.

De nos jours, tout le monde peut s’improviser photographe. Le métier peut sembler presque facile aux yeux de plusieurs, voire même banal. Pourtant, c’est un métier très technique qui requiert de l’expérience, du talent, une vision et un propos.

Aujourd’hui, je regarde le travail des photographes pour qui j’ai de l’admiration et je sais que j’ai encore beaucoup d’images à produire avant d’arriver à leur niveau d’expertise. C’est un métier dans lequel tu ne cesses d’évoluer, de découvrir, de tester. Chaque séance photo est différente et a ses propres difficultés et c’est tant mieux.

Un jour, mon père m’a dit: « le matin où tu ne seras plus stressée avant une prise de vue, change de métier!». Je me rappelle cette pensée à chaque prise de vue.

Faites-nous part de votre parcours professionnel.
J’ai décidé d’étudier en photo à l’Université Concordia. Cette formation a apporté un côté très «artistique» à ma pratique photographique. À mes débuts, j’ai assisté différents photographes de Montréal afin d’acquérir des compétences techniques. Je crois que ces deux écoles ont fait de moi une photographe entière. Je donne une grande importance au sens de mes images, à leur propos, à leur impact.

Quel type de femme êtes-vous en affaires ?
Je me décrirais comme une personne très humaine. J’aime les gens avec leurs histoires. La photo me donne accès à un bassin de personnes très diverses. Je m’amuse à capter leur essence à travers mon appareil.

Je suis aussi une personne capable d’accomplir plusieurs tâches de mon métier. Je touche autant à la photo et à la retouche, qu’à la vidéo, laquelle prend de plus en place de place dans le milieu. Je pense que ma génération est caractérisée par cette habilité à maîtriser plusieurs aspects d’un métier. C’est d’ailleurs une qualité que je cherche à développer.

J’aborde toujours mes projets en m’investissant à 100%, peu importe s’il s’agit d’implication bénévole ou d’un contrat très payant. Je crois qu’il n’y a pas de sous-projet et qu’il faut toujours se dépasser.

Fidèle, j’aime garder les mêmes personnes autour de moi. La photo est un métier qui s’exerce en équipe. Il est donc important de bâtir la bonne. Naturellement, j’ai un bon sens des affaires. Voilà une qualité essentielle pour tout(e) bon(ne) travailleur automne.

Quels sont vos modèles féminins ?
Ma mère, Marie-Reine Mattera, est une grande photographe qui a tout appris seule.

Elle possède une sensibilité et un regard uniques; deux qualités qui se ressentent à travers chacune de ses images. J’espère un jour réussir à capter la vie comme elle le fait.

Qu’est-ce qui vous le rendez le plus fière de ce que vous avez accompli à ce jour ?
Je suis fière de vivre de la photo, de réussir dans ce domaine et de voir ma carrière grandir d’année en année.

Dernièrement, j’ai participé à la campagne de l’OSM, dont je suis très fière. J’ai aussi travaillé sur un projet avec des femmes atteintes du cancer du sein. Ce projet a été exposé sur la place des Festivals à Montréal et a, par la suite, voyagé jusqu’en France.

Par ailleurs, j’ai la chance de travailler avec mon frère Charlie dans un projet par vidéo et je suis très fière de l’équipe que nous formons. On se complète bien. Nous apprenons à connaître nos forces et nos faiblesses, et je crois que nous irons loin ensemble.

Nous avons travaillé ensembles sur plusieurs clips vidéos, et publicités dont notamment pour l’OSM et le Bota Bota. Nous venons aussi de terminer un projet vidéo créé de A à Z avec mon père pour sensibiliser les gens aux personnes handicapées. J’espère que cette initiative aura de l’impact.

À votre avis, quelles sont les qualités que les femmes entrepreneures doivent détenir pour réussir en affaires ?
Avoir confiance en soi. S’entourer des bonnes personnes et les garder autour de soi longtemps. Ne pas trop se comparer aux autres. Tout le monde à tout fait. Il s’agit plutôt de déterminer comment, toi, tu fais ton travail qui fera la différence. Être créatif, toujours.

Dites-nous quelque chose de spécial à propos de vous ?
Je voulais étudier en mathématique à l’université pour faire un métier le plus différent possible de celui de mes parents. Je ne voulais pas être une artiste. Pourtant, l’artiste en moi existe et je n’ai pas pu renier cette réalité.

Au niveau professionnel, où vous voyez-vous dans 5, 10 ans ?
J’aimerais que mes projets personnels soient reconnus, sous forme d’expositions ou de documentaires. Également, je souhaite voir grandir ma carrière commerciale. J’aimerais faire une campagne de pub d’envergure à caractère social qui aura un impact positif. J’envisage aussi coréaliser un grand clip vidéo avec mon frère.

Des conseils pour celles qui se lancent en affaires ?
Ne pas avoir peur. La peur est un frein qui nous empêche d’avancer. Aussi, toujours chercher à se surpasser, surtout en début de carrière. Si tu as un petit projet, fais-le comme si c’était ton plus gros; tu ne sais jamais où cela te mènera.

Que veut dire le mot succès pour vous ?
J’aspire à faire une différence. Que mes images touchent les gens et qu’elles aient le pouvoir de faire réfléchir et de dénoncer. J’aimerais faire un projet qui me permet de faire vivre cela aux gens et là, je pense que ce sera un succès.

Quelles sont vos suggestions de lecture pour la clientèle de Féminin Plurielles :

Bienvenue à Meurtreville de André Marois
Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier
Les Tranchées de Fanny Britt
La femme qui fuit de Anaïs Barbeau Lavalette

Découvrez le travail exceptionnel de Julia Marois : www.juliamarois.ca

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